Pas de réponse, mais ce qui est sur...j'ai le moral dans les baskets, malgré les apparences !!!
J'ai eu un E.M.G. cette semaine....et les résultats ne sont pas bons !!! ( je m'en doutais )
L'EMG permet d'évaluer les fonctionnements nerveux et musculaire afin de différencier les troubles psychologiques, les atteintes du système nerveux central (encéphale et moelle épinière), les syndromes neurogènes périphériques (atteinte des nerfs ou de leur origine, dans la moelle), les atteintes musculaires et les troubles de la conduction neuromusculaire (transmission des influx nerveux aux muscles).
Cet examen se révèle également très utile dans l'évaluation de pathologies telles les myalgies (douleurs musculaires), la myasthénie (fatigabilité musculaire extrême), ou certaines lésions de la moelle.
J'ai une capsulite au bras droit.
C'est vraiment pas de chance...j'en ai tellement besoin depuis mon intervention au bras gauche.
La capsule est la couche la plus épaisse et résistante de l'enveloppe articulaire. Elle ferme la cavité articulaire, mais reste à l'épaule très lache, de façon à permettre les mouvements très amples de cette articulation. En cas d'irritation (capsulite), la capsule se rétracte et sa tension devient douloureuse. Dans la tendinite, un mouvement est préférentiellement douloureux: celui qui "accroche" la plaie tendineuse. Si vous esquivez ce passage, le mouvement n'est pas limité. Dans la capsulite, tous les mouvements sont douloureux, et ce n'est pas seulement la douleur qui les arrête: en insistant, la raideur est souple (ce n'est pas un blocage osseux) mais ne cède pas. Attention, les choses ne sont pas toujours simples: une tendinite banale peut enchaîner sur une capsulite.
Le mécanisme de la capsulite reste source d'hypothèses. L'expérience montre une association fréquente avec une souffrance des nerfs d'origine cervicale, sans qu'il soit facile de déterminer s'il s'agit de cause ou conséquence (la raideur de l'épaule surmène le rachis cervical). Il y a parfois eu un traumatisme préalable à l'épaule, pas forcément bien méchant.
L'évolution est toujours longue mais favorable: 4 à 6 mois en général, rarement jusqu'à 1 an ou plus, avec pour moitié une phase "chaude", où les douleurs n'incitent pas à bouger l'épaule et où l'enraidissement peut devenir de ce fait très marqué. L'autre moitié est la phase "froide", où les douleurs diminuent mais l'épaule reste enraidie: c'est le temps de la rééducation active.
Le traitement de la phase chaude est souvent décevant: injections sous-cutanées de calcitonine irrégulièrement efficaces et assez mal tolérées, anti-inflammatoires sans intérêt, infiltrations classiques beaucoup moins efficaces que dans la tendinite, les antalgiques purs sont les plus utiles, de préférence les niveaux 2. Dans notre expérience, le meilleur effet calmant est apporté par l'infiltration à la fois dans l'articulation et dans la bourse sous-acromiale d'un mélange de corticoïdes et d'anesthésique, sous contrôle radiologique. Cela n'agit pas directement sur la raideur mais peut permettre de démarrer plus rapidement une récupération active des amplitudes.
Le kinésithérapeute est le pivot du traitement de la phase froide: il vous aide à récupérer votre souplesse; il doit être actif et persévérant sans être agressif. Les douleurs pendant et autour de la séance sont normales. Celles qui persistent le lendemain de la séance sont excessives. Il peut être plus facile pour vous et votre kiné de travailler si vous prenez des calmants une heure avant la séance.
Dans les raideurs très importantes et persistantes au bout de plusieurs mois, on peut exceptionnellement vous proposer une intervention chirurgicale pour libérer l'articulation, mais les médecins hésitent à agresser ces épaules dont l'amélioration est longue mais constante.



